La Joie vient à moi grâce à la magie des pouvoirs d’Ireke. Et si elle devait se traduire en Yoruba, elle deviendrait littéralement Ayô Dele. Ainsi designée, elle s’immisce dans les sillons du second album du duo nantais mené par Julien Gervaix et Damien Tesson.

Ireke repose ainsi sur 2 multi instrumentistes qui puisent dans de nombreuses musiques pour agencer la leur. Leurs créations invoquent les esprits de l’afrobeat, du high life, de la soul assimilés à un groove organique et exaltant. Ils ont exercé leur dextérité dans une multitude de projets, expériences passées qui cimentent leur cohésion musicale palpable sur leurs 10 nouveaux morceaux.
Ireke incorpore aussi désormais deux chanteuses, Agnès Hélène et Nayel Hoxo, une artiste bénino-nigériane qui alterne chant et flow. Leur choeur exprime un lien de confiance, où la sororité des âmes porte en elle un humanisme résolu. Sur un titre comme Laisser passer, l’exaltation n’est que le symptôme de l’assimilation instinctive de vibrations. Ici, la musique se suffit à elle-même pour rendre évident le métissage et le vivre ensemble. Pourvoyeuse d’émotions optimistes, la grâce des voix se distille avec magnificence sur Soulfull ou encore sur Viv li, en featuring avec Olivya de Dowdelin pour un titre chanté en créole martiniquais.
Ireke cultive par ailleurs autant la générosité que l’indépendance, en atteste son appartenance à Underdog, label trait d’union entre le public et des formations messagères de l’espérance des lendemains heureux.



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