Yin Yin appelle un ailleurs, un monde mélodieux d’horizons discos et de paysages psychés. Pour partir visiter leurs influences, le survol de l’hémisphère nord s’effectue jusqu’au Japon. On embarque avec eux sur le chemin entrepris en 2019 où les escales évoquent autant l’Orient qu’une multitude de tendances cosmopolites.

Yatta ! le démontre, l’expérience forgée par ce groupe hollandais sur les scènes du monde entier participe à l’identité de cet objet. A la fois festif et réflectif, l’énergie funky et l’esprit de corps du groupe proviennent de l’enregistrement live sur bandes de ces 11 morceaux instrumentaux. Cette technicité et le savoir-faire analogique se perçoivent d’emblée sur Kasumi’s Quest aux fréquences modulées de synthés vintages. Le traitement des sons et la maîtrise des effets et des claviers amènent ainsi une touche plus expérimentale sur ce 4ème album. Entre le blues surf de Lecker Song, la guitare de In Search of Yang aux résonances de cithare, Yin Yin maîtrise la tension et ses intentions avant de libérer les mélodies. Night in Taipei s’allonge comme une B.O. de film là où Elma, mené par sa ligne de basse, équilibre la répartition des premiers rôles de chaque musicien.
Cet opus est perçu comme un accomplissement par le groupe qui le considère comme son meilleur album. On souscrit à cet avis, mais aussi à l’envie qu’une voix de lead puisse parfois enrober ses morceaux d’une ultime ligne mélodique.




Votre commentaire