Soom T mitraille, les rafales crépitent et n’en doutez pas c’est toujours du gros calibre ! Avide d’expérience musicale multiforme, son flow fast style s’accommode à présent des productions de Farshad Emam, rencontré en 2013 au cours de son émission radio. Pendant cette période, elle a semble-t-il dû affronter les désillusions du business et les indélicatesses des professionnels de la profession. Notre égérie rub-a-dub a profité de cette rencontre pour se recentrer sur sa créativité à ses côté pour donner libre cours à ses inspirations.

Elle s’apaise ici sur des riddims quelle prend comme à son habitude à bras le corps. C’est un deuxième album studio pour la demoiselle et une nouvelle preuve qu’elle ne cantonne pas son savoir-faire à des productions strictement reggae. Soom T fait ici une infidélité à la culture du riddim pour s’égayer sur des instrus variées et renaitre par là-même sur 13 compos totalement originales. Cette pop urbaine, mâtinée d’influences world, emprunte aussi au hip hop comme avec Close your eyes. Sur ce track étonnant, la voix de lead est scratchée sur l’instru, prouesse moderne totalement déroutante. Sur Love To Live, on entrevoit des fêlures dans sa voix cassée, et, sur ses 13 titres on approche au plus près d’une personnalité singulière, d’une artiste intégrale. Car c’est un fait, le milieu du sound system a établi Soom T comme une chanteuse majuscule. Considérée dans ce milieu naturellement avec grand respect, son talent la destine à devenir bien plus populaire. Le public des musiques actuelles doit lui rendre toute la reconnaissance et la notoriété qu’elle mérite, et c’est tout ce qu’on on lui souhaite. Soom T se surpasse, et dépasse à nouveau l’image que nous nous étions fait d’elle. Quelle artiste !

Laisser un commentaire

Tendances