Bien sûr, à plus de 65 ans, il ne s’agit pas de disserter ici sur l’album le plus important de la carrière du vénérable Mr Moses, mais certainement sur l’un de ses plus significatifs, de par la pugnacité et la longévité de son auteur. Pablo Moses n’a jamais évolué dans la facilité, menant sa carrière sans se soucier des chemins battus, mais en cherchant en permanence à progresser dans la conception et la pratique de la musique. Inspiré dès son plus jeune âge par la culture américaine, il a su avec le plus grand discernement associer ses opinions rasta à un reggae sophistiqué. La réflexion et l’exigence semblent avoir incité Pablo Moses à livrer une œuvre personnelle et réfléchie. Ce concepteur d’I-words, ces néologismes rastas qui tombent sous le sens, a posé clairement le concept de ce qui doit être son quinzième album. Enregistré à Kingston au studio Mixing Lab, Harrison Stafford, avec qui il entretient des liens très proches a écrit 4 titres, en plus de réaliser ce disque. Les thématiques engagées alternent avec quelques chansons plus légères, mais l’ensemble pèse bien de tout le poids d’un monstre sacré du reggae. A noter que l’apparition au trombone de Nambo Robinson doit être l’une de dernières accréditations de ce musicien de légende.






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