Depuis leur formation en 1997 autour de Sam Koné, un ex-batteur du Solar System qui back Alpha Blondy, Les Vieux Môgôs ont écumé la Côte d’Ivoire. Désormais connus dans toute l’Afrique, ils ont tout à gagner à diffuser leur musique en France, où un public habitué saura leur réserver un accueil digne de leur talent. Ces musiciens ne sont pas vraiment une révélation puisqu’il s’agit de leur second album. Celui-ci, entamé en 2013, regroupe les musiciens historiques du groupe auxquels s’ajoutent la guitare du Français Kubix ainsi que le soutien d’ingénieurs du sons réputés, français aussi. L’ensemble profite donc de l’excellence de chacun des protagonistes pour livrer 10 morceaux sacrement charpentés…
L’Afrique est comme un puits sans fond où les artistes puisent l’inspiration à satiété. Conscientes et réfléchies, ces 10 chansons font honneur au reggae ivoirien en suscitant la comparaison avec ses meilleurs artistes. La forme varie sensiblement au fil des trax avec la présence de différents featurings comme Goudi Brown sur le superbe Addis-Abeba. Yayademin chanté par une sista envoûtante et à la ligne de basse infaillible, présente un argument irréfutable pour se convaincre du talent des Vieux Môgôs. Clando se consacre au drame qui se joue quotidiennement dans le nord du continent avec la situation des migrants. Convenons-en, Motherland est clairement un des projets africains les plus consistants actuellement dans les bacs en matière de reggae.





Laisser un commentaire