King Kong. Pour le commun des auditeurs, ce pseudonyme intrigue, mais pour les spécialistes de cultures yardies, le respect s’impose naturellement. Originaire de Kingston, les embardées vocales de ce mc proches de celles de Nitty Gritty ou de Tenor Saw se sont cristallisées en un style à part entière. A l’instar du Waterhouse-style de Michael Rose ou des interjections de U-Roy, voilà l’originalité suprême ! Les fans du digital, façon Casio, lui vouent une admiration particulière depuis la période Trouble again, alors que le grand public pourrait découvrir cet artiste au parcours long comme une version sans delay. Les Français de Irie Ites se chargent avec dévouement, si ce n’est dévotion, de remédier à ce déficit de renommée, en actualisant sa discographie avec 12 nouveaux titres où les contributions proviennent de tous les horizons du reggae music. Bien pourvu côté vocal avec les featurings de Burro Banton et Pinchers sur Old School, et surtout de Eek-a-Mouse sur Wake up the town, c’est autant du côté de la production que provient l’engouement. En effet, les inconditionnels de néo-digital façon rub a dub s’enflammeront sur des prods signées Naram, Art, mais aussi Roots Radics, Sly& Robbie, et même en provenance du band maison du label Irie Ites. Quelques mixs sont accrédités à Russ Disciples : impossible de ne pas prendre feu dès les premières mesures d’intro. L’instru que nous devons à Roots Radics donne la tonalité pour le reste de l’album : un grand recueil de rub a dub, que les codes du digital relient à l’excellence de cette tendance du reggae. La modernité s’affirme aussi, avec notamment un beat programmé à la double croche sur Licky Licky, ce qui relève de l’insolite. Quoi qu’il en soit, pour King Kong, en bon ressortissant éthiopien : Repatriation is a must !.

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