Rauque, la voix éraillée, Puppa Albo poursuit à marche forcée le chemin qu’il s’est assigné. Mû par une vision claire de l’œuvre qu’il veut accomplir, il se délecte du travail auprès d’artistes représentatifs de notre époque et même carrément emblématiques de l’histoire du reggae. Car, suite à la reconnaissance du public, il semble vouloir s’accorder celle de ses pairs. Après une collaboration prestigieuse avec King Jammy, le plus célèbre des expatriés italiens en Jamaïque s’associe désormais aux Wailers pour les 14 nouveaux titres de cet opus. L’entame se fait avec une reprise, de prime abord intrigante pour son choix, deThe Unforgiven, de Metallica, enregistrée avec Raging Fyah. Cette audace s’avère payante, puisqu’elle introduit à merveille un album homogène qui ne se départit pas du reste de sa discographie. Contradiction, le premier single extrait produit par Frenchie de Maximum Sound, en combinaison avec Chronixx représente bien la propension de Puppa Albo à savoir s’entourer. Du beau monde figure ici, et même Aston Barret Jr qui officie au côté de son oncle au sein de ce backing band de légende. Aston ‘Familyman’ Barrett, donc, Tyrone Downie et Junior Marvin lui sont associés et amènent ici toute l’expérience qu’ils partagèrent aux cotés de Bob Marley, notamment, dans les années 70. Beres Hammond, Jah Cure ou encore J Boog œuvrent quant à eux au micro, pour trois featurings convaincants. Dans la force de l’âge, cet artiste complet à la fois compositeur, chanteur, multi-instrumentiste, producteur, luthier, ingénieur du son, a gagné ses galons en Jamaïque au fil des années. Il clôt le 9ème chapitre de sa déjà longue carrière en incluant 2 dubs, Wailing Dub et Famsdub.





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