Précédé d’une sonique réputation scénique, le météore Nusantara Beat perfore l’univers en provenance de la constellation orientale du rock psychédélique.
Guitares spatiales et rythmes sélénites mettent en orbite un premier album éponyme gravitant autour des musiques du monde. Soutenu par le label Glitterbeat et affilié à la galaxie Bongo Joe, ce sextet hollandais aux membres d’origine indonésienne arpentent les concerts depuis seulement 2024. Leur talent et leurs multiples inspirations suffisent à la réussite de ce disque où aucun titre n’en supplante un autre. Là réside le plaisir de la musique de Nusantara Beat : l’intensité et la continuité des compos mais surtout l’harmonie entre la chanteuse et les superbes structures musicales inspirées par la réinterprétation des chansons traditionnelles indonésiennes.
Leur conception de la fusion tient en un rock psyché avec un soupçon de soul, du groove qui ne s’acharne pas sur les afterbeats, une texture orientale qui peut rappeler Altin Gun. Les talents solistes se diluent et s’amalgament au collectif en apesanteur sur ses 11 titres. L’album recèle de quantité de nuances musicales et de mélodies revendiquées comme » mystiques et presque cinématographiques » par le batteur Sonny Groeneveld.
Le groupe détenant résolument l’art de l’intro sur un morceau comme Gapura, il provoque aussi le mouvement sur le dansant Ular Ular aux quelques touches plus synthétiques. Tamat délivre autant d’énergie qu’un single doit en contenir, alors que le groove suave de Di Pantai contraste avec les arabesques de guitare du rocailleux Bakar. Soucieux de créer en concert un »espace énergétique à la fois nostalgique et extatique » Nusantara Beat devrait parvenir à s’imposer durablement dans les playlists et les sélections.




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