Il existe çà et là des messages humanistes, des motifs d’espoir transmis par la musique. Celle de Tribeqa puise son inspiration dans les lumières apaisantes du Burkina et de Côte d’Ivoire. Inspiré par le jazz, le hip hop et des musiques d’Afrique de l’Ouest, ce groupe dont le flûtiste Magic Malik fut le parrain a connu plusieurs vies et de nombreux intervenants. La chanteuse Malou Oheix l’a rejoint en 2018 et pour ce quatuor nantais, l’originalité provient du métissage, sa sincérité puisant dans la diversité de ses influences.

Leur dernier lp, Sumu, qui signifie réunion en dioula, un dialecte mandingue, dessine une éloquente évocation du mélange des cultures. L’expérience des trois albums précédents de Tribeqa et une carrière de plus de vingt ans leur confèrent la maîtrise du groove. Pour cet opus, leurs compagnons de route au micro se nomment sur ces morceaux Blacc El (Dafuniks), Mr J. Medeiros venu de Californie, Fanta Dembele et Wamian Kaid. Les chants et les flows se marient ici au balafon chromatique et Tribeqa atteint le prime sur Family puis sur Life à la flûte espiègle et radieuse.

Groovy, soulful et afro-jazz, cette musique nomade aux pulsations optimistes compose un disque réconfortant qui exalte les valeurs de partages et de vivre ensemble.

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