Authentique remède contre le sinistre, les « compileurs « d’excellence issus du shop londonien Sounds of Universe nous pressent d’apprécier 20 titres issus du label Discos Fuentes. Fondé en 1934 à Medellin, ce label est devenu une institution en Colombie, connaissant son apogée dans les années 60 au point d’incarner désormais le Motown local. C’est précisément à cet âge d’or que Soul Jazz se réfère, étalant cette anthologie sur la période de production allant de 1956 à 1963.
L’héritage de Discos Fuentes est essentiel pour la musique afro-colombienne et afro-latine avec ses sons facétieux de salsa, cumbia et afrofunk. Provenant de la côte nord de la Colombie ils se sont répandus au fil du temps dans le monde entier, disséminés par la diaspora. Pour donner corps à de nouvelles tendances tropicales, les musiciens colombiens se sont vus influencés par les tendances barrios new yorkaise et les vibrations caribéennes comme la soca et le zouk.
Sur ces enregistrements, Discos Fuentes n’a rien dosé en pressant pour la postérité une musique exubérante pleine d’effusions de cuivres et de jaillissements vocaux (Salsa Na Ma de Fruko y Sus Tesos ou le funky Shakalode de Wganda Kenya). Faits de questions réponses mélodiques (Los Alegres Diablos – La Magdalena), ces 20 morceaux éruptifs et spontanés rivalisent les uns avec les autres de qualité et de puissance.
Comme une injonction à la dance, les presque 10 minutes de générosité des Latin Brothers avec leur No Es Negra Es Morena, où un violon vient en soutien de solos de piano et de cuivres typiquement salsa n’offrent aucun répit.
Afrosound avec un instrumental synthétique inclassable (El Regresso de ET) trouve même ici sa place. Latin fire ! propose donc un voyage dans le temps avec des titres plein de tempérament bien tassés sur un double vinyle. SoulJazz lance le défi rester stoïque : à vous de le relever !




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