Si l’artworck est éloquent, ici, le propos est tout aussi brûlant. Le reggae africain répercute généralement les préoccupations populaires, se faisant le média des laissés pour compte et des opprimés : le Sénégalais Marcel Salem inscrit sa musique dans cette lignée. Voici son 3ème album depuis 2006, qui devrait trouver une oreille attentive auprès des auditeurs d’Alpha Wess, Meta Dia ou Tiken Jah. Ici la crédibilité des propos repose sur le parcours de son auteur. Venu du Sénégal, Marcel Salem semble avoir vécu 10 existences à lui seul, parcourant jeune les chemins d’Afrique de l’ouest pour subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de sa famille. Apres avoir été notamment boxeur professionnel, il a trouvé sa voie grâce au roots reggae qui lui ouvre sa liberté d’expression, et ce en restant fidèle à ses racines culturelles. En 12 titres, Marcel Salem pourfend le système et les maux de l’Afrique dans une grande dignité, et une maÏtrise musicale qui inscrit ses 12 nouveaux titres dans leur temps, et surtout dans leur genre musical. Woula en est l’exemple, parfait titre reggae bâti dans les règles de l’art.





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