50 reprises reggae des Beatles bien ficelées chronologiquement par Trojan, ça vous intrigue ? En tout cas, ce coffret-là ne manque pas d’audace, et résume à merveille les talents d’orchestration des formations jamaïcaines. Un retour sur les évènements s’impose… La brit-pop a déferlé en occident à la période où l’émancipation politique de la Jamaïque était effective, c’est-à-dire dans la première moitié des 60’s. Avec l’intérêt pour les producteurs opportunistes d’alimenter les charts locaux, la collision des 2 tendances devait naturellement s’effectuer, d’autant que les lois sur le copyright étaient à cette période plus qu’évasives en Jamaïque. C’est ainsi que les Beatles furent repris, à leur insu, en ska, rocksteady, et puis plus tard en reggae… Chacune de ces 5O ritournelles suscitent la curiosité, de par les célèbres mélodies qu’elles reprennent à tour de rôle. L’on a ainsi plaisir à découvrir quantité de formations au renom relatif ( Anonymoustly avec Blackbird, les Black Beatles avec Reggae-twist&shout !) aux côtés des Glen Adams (I Wanna Hold your hand), Dawn Penn (Here come the sun) ou John Holt (Hey Jude et War is over). Marcia Griffith est aussi de la fête avec un titre (Don’t let me down) issu d’un Black album inspiré du White album des gars de Liverpool. Cette tendance de reprises à tout va n’ayant fonctionné que dans un sens : jamais les Beatles ne reprirent les Skatalites !






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