Né en 1986, Takana Zion vient de Guinée nous délivrer un premier album rempli des promesses d’un message pacifique et unificateur ! Ce jeune chanteur fut découvert par le public français lors de concerts de Tiken Jah. Il s’exprime sur cet opus de 13 titres, auxquels s’ajoutent 6 dubs, en pas moins de 4 langues : soussou, malinké, anglais et français. Réalisé à Bamako par Manjul, entre décembre 2006 et janvier 2007, cet album use des procédés modernes de production pour s’inscrire dans une tendance oscillant entre NüRoots (on Culture!), musique du monde, reggae et ragga, et avec pour fil conducteur une flûte de pan légére et pleine de grâcile. Même si Takana Zion cite Peter Tosh ou Joseph Hill comme influences, rap et dancehall apparaissent comme ses styles de prédilection. Le mélange des genres s’opère au grè de ses prouesses faites d’envolées ragga et de douceurs plus lyriques. Cette présence vocale devrait prendre toute son ampleur lors des prestations scéniques du jeune singjay africain, qui n’hésite pas non plus à se risquer à émettre certains commentaires politiques aiguisés.





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