Très souvent présent dans les séries de singles émises par des labels nu-roots, voici venue l’heure de la consécration pour Perfect. Né dans les collines jamaïcaines de Baamboo, ce rasta ne grille pas d’étapes dans sa carrière qui a connu son premier essor en 2004 avec le hit Handcart Bwoy. Adoubé par Matabaruka himself, Perfect ne peut ainsi souffrir d’aucun déficit de crédibilité. La notoriété devrait suivre pour lui avec ce troisième album paru depuis 2006. French Connection bouscule le new roots dans ses codes, tout en s’inscrivant révérencieusement dans la tradition. Atypique sur son introduction orientée hip hop, plusieurs écoutes de cet album mettent en effet à jour les innovations de production qu’il inclut. Perfect explose les codes, même s’il fait allégeance à ses prédécesseurs, notamment en entreprenant le hit de Ken Boothe, Ain’t no sunshine, voire en reprenant une ébauche du Soprano riddim sur Ruff Time, ainsi que le riddim Considere Me sur Absolute Blessings, associé à Sizzla. Le caractère quasi expérimental de certains beats, comme une esquisse de boucle drumn’bass sur Marijuana we seh fait que Perfect renouvelle donc le genre qu’il pratique. Cet opus tourné vers le futur comporte deux autres featurings, l’un avec Lutan Fyah et l’autre avec Zamunda qui ne sont pas les meilleurs titres de l’album, au demeurant excellent.






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