Fils du grand Lee Perry, Omar Perry assume dignement sa filiation. Alors qu’il réédite certains grands classiques de son père via le label familal Black Art, il commet sur Can’t Stop Us quelques reprises qui ont valeur d’hommage. Ce premier album très attendu s’équilibre dans sa teneur entre des productions récentes et des reprises de riddims classiques excellemment interprétés par les Parisiens du Homegrown Band , Omar nous offre ainsi sa vision de deux riddims incontournables enregistrés par Lee Perry, avec le Beat Down Babylon de Junior Byles et I chase the devil, sur Save the Eath. On relève d’ailleurs sur ce morceau de super arrangements comme ceux de Bim à la guitare, qui recréent l’atmosphère originale de ce cut d’anthologie. Loin d’être passéiste, le Homegrown Band s’essaie aussi au dancehall sur Right Right Let et démontre à nouveau tout son potentiel musical sur le riddim World Jam (dejà esquissé par Omar Perry en 2007 sur sa tournée avec le backing allemand Feueralarm Band), mais encore et surtout avec I need you sur le Soprano Riddim de The Bombist. Omar Perry s’appuie avec entrain sur son style moderne pour délivrer des messages universels de paix, d’amour et de positivité dans un style, puissant et déterminé. A noter une interprétation live du même backing band que celui qui a enregistré l’album : fédéré autour de Stepper au saxophone, le Homegrown band s’impose actuellement comme l’une des meilleures formations qui puissent être donnée de voir en concert. Forts d’une expérience unique, ils explosent les riddims, en les densifiant d’une énergie voire d’une violence sur les mad-mix qui éclatent en concert. L’alliance du sérieux d’Omar Perry, qui s’impose comme l’un des tous meilleurs artistes vocal actuel, et de l’implication du Homegrown Band nous offre ainsi un des meilleurs albums du millésime 2009.





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