Digital Revival ! King Jammy avait déjà profité d’une superbe compilation en 2003, pressée à l’époque par Maximum Pressure. C’est désormais VP Records qui propose son anthologie Jammy de la décennie 80, durant laquelle ce disciple de King Tubby connut un succès considérable, grâce surtout au Sleng Teng riddim. Ce riddim digital fut le premier à connaître un immense succès, et fit de Prince Jammy le King qu’il est depuis 30 ans. Désormais usé jusqu’à la corde, on ne regrette pas l’absence dans cette compile de ce standard exécuté avec un clavier Casio MT 40, et rendu célèbre notamment par le regretté Wayne Smith. Ce double lp offre une nouvelle jeunesse à 20 morceaux high level, où l’on constate une évidente filiation avec le roots dans les lyrics. Rien d’anormal, de la part de chanteurs qui ont traversé la periode du roots et qui ont connu des succès fin 70’s. Pour le reste, il s’agit de mc’s qui débutent leur carrière avec le early digital, exprimant par là-même de toutes autres préoccupations, beaucoup moins spirituelles… Bref, pour les meilleurs morceaux, citons Living in the ghetto sur un recut étonnant du Worldjam par Echo Minott, Crucial Boy de Prince Junior ou le classique Move Insane de King Kong. Une particularité figure au tracklist, un morceau intitulé Nothing don’t come easy, accrédité à Cornell Campbell, puisqu’il s’avère que ce dernier en a enregistré une reprise avec Dub Syndicate sur l’album No bed of Roses paru en 2004.
Cette double compilation est à conseiller aux fans, puisque l’originalité provenant de l’instrumentation peut aussi engendrer une certaine monotonie, même si ces morceaux sont judicieusement sélectionnés. Il est à noter que les tracklists du cd contiennent plus de morceaux, pour certains inédits en cd’s. Les productions digitales au macaron bleu n’ont décidément pas fini de subjuguer les nouvelles générations






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