La Jam Session n’est plus. Appelez-les désormais La Jam. Avec une désignation qui renvoyait aux sessions d’improvisations de musiciens jazzs, ce groupe nantais formé en 1995 tirait son nom de son lien à la black musique. Entre soca, hip hop, reggae, et dub, leur ouverture d’esprit musicale ne les a pas quittés alors qu’ils se sont en plus bonifiés de près de 600 concerts pour nous présenter leur dernier album intitulé Lève. Ce cinquième effort se recentre sur le reggae, là où leurs concerts jumpent et groovent dans tous les sens. Leur musique qui s’est enrichie d’une section de cuivres demeure un concentré de soleil, et l’on a plaisir à retrouver Sir Jean, toujours dans les bons coups, sur Morning, un morceau nü-roots. La Jam s’émancipe de sa base reggae rythmique proche de l’afrobeat pour faire des incursions acoustiques (Requiem), voire hip-hop (James Jesse). On retiendra aussi le titre Au top , qui l’est vraiment, au top, sorte de hip hop stepper franco-anglais en featuring avec Loon-E. Cet album est un véritable patchworck des influences de ce groupe expérimenté qui transperce les années pour bonifier l’esprit de fusion à la française pour un résultat couleur dancehall.





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