Kiddus « le béni » transcende les époques qu’il a traversée. Cet éminent ambassadeur de la cause rasta posa les fondations en 1971 d’un centre social à Kingston. 2009 marque pour lui une sorte d’avènement auprès du grand public, qui se précipite en concert pour découvrir celui que Bob Marley avait surnommé Docteur Feelgood, et qu’il citait dans les paroles de “Punky Reggae Party”. Kiddus a désormais rejoint le label Makasound avec lequel il collabore depuis quelques sessions Ina de Yard, que ce soit sur disque ou en live. Enregistré chez le guitariste Earl « Chinna » Smith, qui mine de rien pèse de tout son poids dans la balance des exportations jamaïcaines, Green fa life contribuera assurément à propager le renom de Kiddus I auprès des auditeurs de world-music Etonnamment, il s’agirait de son premier album en bonne et due forme depuis le chef-d’œuvre Graduation in Zion, enregistré en 1978 par un panagéryque de musiciens jamaïcains. Sur Green fa Live, Kiddus fait preuve d’une sérénité et d’une force de conviction qui transparaissent dans chacun des 13 titres à situer entre minimal reggae, ska et blues. Dr Feelgood recentre son propos sur des thématiques essentielles. Il fustige à son aise la cupidité des hommes alors que son regard bleu azur transperce les décennies. Avec Green fa life, notre sémillant doyen devrait toujours voir se multiplier les hommages et les éloges, lui à qui les fanatiques de reggae vouent un respect et une déférence absolue.





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