Marseille, comme creuset d’une culture cosmopolite tournée vers la Méditerranée, demeure le berceau d’une contre-culture luxuriante. Le dub semble pourtant être le parent pauvre des scènes reggae et electro locales, dans une ville que l’on imagine pourtant réceptive à un style fait de métissage et d’expérimentations musicales. Electrodunes surgit ainsi dans le paysage dub français avec cet album, Saharian Vibes, qui offre une vibration fraternelle et positive. Empruntant ça et là des ridddims jamaïcains, Electrodunes lance un pont entre dub et musique orientale et rappelle par certains côtés des groupes comme l’Orchestre Nationale de Barbès, Gnawa Diffusion ou nombre de formations world venues d’Angleterre. La programmation et les effets typiquement dub mettent en avant la chaleur humaine qui se dégage du chant. Le socle musical digitale, complétée d’instruments à cordes variés tend vers une sorte de version raggamuffin arabisant, qui bouscule toujours plus le dub vers une voie de fusion et de mélange, hautement symbolique…

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