Earl « China » Smith demeurera le plus grand guitariste de l’histoire du reggae ad vitam eternam. Et pour le prouver, il vous suffit de jeter un œil aux accréditations de vos albums préférés de roots : il est impossible que China n’apparaisse pas sur l’un d’entre eux puisqu’il a enregistré avec TOUS les plus grands, et ce, dans les meilleurs studios (notamment au sein des groupes Soul Syndicate, de Knowledge, pour le Roi Tubby…). Son aura transperce les décennies pour venir se cristalliser sur ce deuxième volet de la série Inna de Yard qui lui est attribué. Rappelons que ces enregistrements « unplugged », jamais amplifiés, sont captés chez lui, dans son yard. Ils ont rassemblés jusqu’à présent la quintessence des acteurs du reggae roots encore en activité et représentatif d’un état d’esprit et d’une conception du reggae dans laquelle la vertu et les  véritables valeurs morales et musicales perdurent. Pour ce second volume qui lui est attribué, se pressent nombre d’artistes déjà honorés d’un enregistrement « Inna de yard », auxquels viennent s’ajouter Mathew Mc Anuff, Derajah ou encore Barry Ford. Moins introspectif mais plus varié dans ses déclinaisons et dans ses compositions musicales, cet Inna de Yard devrait convaincre un public plus large. Le morceau Be Carreful de Matthew Mac Annuff, que l’on croirait surgi des 70’s, en rotation sur une radio généraliste dévolue aux musiques authentiques oeuvre en ce sens. Avec le succès que connait cette série hors du commun dans l’Histoire du reggae, on se prend désormais à rêver d’un opus Inna de Yard consacré à Burning Spear, un autre à Horace Andy, puis à Toots…

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