Flow déterminé, lyrics radicaux et beats sur le fil du rasoir, Casey éclabousse le real hip-hop de tout son charisme. En proclamant, par exemple, que «son mode de vie n’est pas à vendre», elle délimite clairement les bases d’une attitude qu’elle proclame incorruptible. Grâce à une écriture de combat, qui ne tombe jamais ni dans l’excès ni dans la facilité, cette rapeuse hardcore règle ses comptes avec sa condition sociale, avec ses détracteurs, avec le système, avec l’Etat, avec la misére des Antilles,… en 12 tracks. Casey s’expose en rappant avec virulence sur des thèmes personnels en effectuant notamment des allusions à son enfance . On espère ainsi que cet exutoire puisse être salvateur, tant les lyrics sont violents, sans jamais être vulgaires et en esquivant les lieux communs. Terriblement lucide, franche et directe, cette féministe résolument anti-bling bling devrait s’imposer durablement dans une tendance consciente et protestatrice. Le hip hop s’enrichit de fait d’une nouvelle égérie

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