“Calling the meek and the humble, welcome to the blackboard jungle…!” Des frissons…Une fois posé le vinyle sur la platine, et le diamant sur le vinyle, l’enchantement se produit immédiatement : nous voilà transporté 31 ans en arrière dans la fabuleuse mythologie de la musique noire. 1973 marque en effet un tournant dans l’histoire de la musique contemporaine, puisque il s’agit de l’année ou se produisit la collision entre la musique jamaicaine et l’evolution electronique. C‘est en déstructurant les prises live que Lee Perry effectue en studio, pour les réagencer sur un ‘magnétophone’ devenu multi-pistes qu’il créa une sorte de remix, que l’on nomma Dub. Les soiréees sound systems de l’ile ne furent plus jamais les mêmes, avec ce nouveau son instrumental, à la rythmique omnipotente, à la basse lourde, aux effets cosmiques et aux sirènes farfelues. C’est ainsi que les premières production de ce genre naissant furent gravés sur l’acétate à 300 exemplaires, pour enfin être réédité au 3ème millénaire, dans une somptueuse version agrémentée de 4 inédits. L’on retrouve ainsi quelques riddims fameux des Upsetters, et notamment Fever, chanté par Susan Cadogan, sur le morceau Drum Rock. Quelques instrus du jeune Marley, Kaya Skank et Mooving Skank sont aussi désossées, sous la férule d’un Lee Perry qui ne se place encore ses effets qu’avec parcimonie. Le dernier morceau, Happy Roots avec son dialogue basse-percus constitue le point d’orgue de cette réédition à mettre à l’actif du label anglais Auralux.

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