Le hip-hop comme culture aux multiples disciplines révèlent de nombreuses facettes. Et parmi l’une d’elle figure l’art de l’instrumentation et des arrangements. C’est aux confins de l’énergie du funk et des innovations électroniques qu’évoluent les anglais Herbaliser. Voilà en effet 20 ans que Jake Wherry et Ollie Teeba, les membres fondateurs, s’aguerrissent à la pratique de leurs instruments, sur les scènes du monde entier. Ils enrôlent désormais 9 musiciens sous la bannière Ninja Tune. Take London convaincra aisément les amateurs de hip-hop et ceux d’expériences plus classiques, entre soul et jazz. Cet album s’inscrit bien dans la lignée des précédentes productions d’Herbaliser. De Roots Manuva à Jean Grae, les featurings « historiques » sont toujours au programme, et la qualité de perfectionnement des instrus ne semble pas s’altérer. Flûte de pan et légère percu pour d’habiles arrangements, sections rythmiques, scratchs incisifs… le background d’Herbaliser convaincra jusqu’aux plus réticents. Leurs subtilités musicales s’effacent parfois devant l’intérêt du thème abordé : c’est ainsi qu’Herbaliser s’associe à Philipe Katerine pour un étonnant hommage final à Serge Gainsbourg.

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