Voilà plus de 20 ans que le Massillia Sound System met le oaï partout. Poussés par une insatiable passion pour la musique, ses membres ont développé au fil des années des side projects à la mesure de leurs goûts plus personnels. Tatou, mc historique du Massillia, accompagné de ses amis Leï Jovents réinvente et alimente une culture populaire et prolétaire. Il rassemble quelques-unes des grandes influences historiques qui ont convergé vers Marseille depuis les années 20 et 30. C’est en effet dans cette période que Tatou puise son inspiration, suggérée notamment par Vincent Scotto. Avec comme fond de scène les docks de La Ciotat, Moussu T et Leï Jovents se produisent en bleu de travail. En jouant assis, ils créent une proximité originale, ce qui favorise une convivialité avec le public. Ils associent à leur faconde méridionale leur facilité d’improvisation et métissent ainsi tradition et musique du monde en toute simplicité. 

Voici une discussion menée en direct du « Ragga baleti des bitords » de Thiers avec deux des membres inamovibles du groupe, qui encore et toujours, rajoutent ! 

Qui est Moussu T et qui sont Leï Jovents ?

Tatou : Leï Jovents c’est du provençal, ça veut dire les « jeunes ». Moussu T, c’est moi, je ne suis pas jeune. T, ça veut dire Tatou.

Blu : Leï Jovents, c’est le rapport entre le plus vieux et les plus jeunes. C’est pour ça que l’on s’appelle Leï Jovents, c’est parce qu’il y a une grosse différence d’âge entre nous.

Ce qui n’est pas évident !

Blu : C’est pas évident ? Ca veut dire que Tatou est jeune alors ? Il y a 5 ans, quand on a monté le groupe, c’était flagrant !

Pourquoi avoir développé ce projet, en exergue de Massillia Sound System ?

Tatou : Déjà parce que lui me l’a proposé, parce que c’est lui qui a eu l’idée, et pour plein de raisons. Et puis parce que Massillia ça faisait 20 ans, donc ça faisait du bien de faire un autre truc. Et puis parce que ça m’avait toujours manqué de ne pas faire de la musique dans d’autre cadre que dans le Balletti, dans le cadre purement de la danse. Ça condamnait d’autres espaces et d’autres domaines. Nous sommes un groupe qui peut jouer n’importe où, et dans n’importe quelles circonstances, à la fin du banquet… On ne peut pas le faire avec Massillia, parce que c’est totalement dans le cadre du bal et de la danse, ce qui a son intérêt. Après, on habitait tous les deux La Ciotat donc c’était aussi l’occasion de faire un truc un peu recentré chez nous, quelque chose que l’on puisse faire facilement à la maison. Je crois que cet aspect est déjà contenu dans certains morceaux de Massilla, puis il y a déjà ce côté-là, mais tu ne peux pas étirer le style de Massillia à l’infini.

Vous jouiez ensemble avant d’avoir envie de fonder Moussu T Leï Jovents ?

Tatou : Oui puisqu’il jouait déjà dans Massillia.

Blu : Et oui, je suis guitariste. C’est vrai que c’était un moment où Massilia avait besoin, pas de s’arrêter puisque ça continue toujours, mais d’essayer de développer des projets. Nous on appelle ça des projets perpendiculaires, qui se recoupent chaque fois. Après tu ne te poses pas toujours la question du pourquoi. On avait des choses à dire ensemble et voilà. 

Tatou : On avait envie d’une esthétique commune, propre au blues, à la chanson marseillaise des années 30 qui nous relie.

Blu : Et influencé par le rock et par le blues. parce que quand je rentre dans Massillia et que je découvre le reggae, ça me laisse à penser qu’il y a plein de choses qui se recoupent avec le blues. Et je me suis dit que dans Massillia j’amenais ma touche à la guitare mais que j’avais envie de développer un projet avec ce côté où tout ce que Tatou a pu apporter avec Massillia, le mettre au service d’une musique plus simple.

Qu’en est-il de Massillia ?

Tatou : Ils vont bien. Ça tourne toujours. Massillia est un peu une école pour tous les groupes qui en sont sortis donc de temps en temps il est nécessaire de voir si l’école fonctionne bien. Ce n’est pas contradictoire. Il y a le même propos à l’origine de tous ces trucs-là. C’est juste décalé dans l’esthétique ou dans le style.

Et quel est ce propos ?

Tatou : C’est le propos d’être des illustrateurs de ce qui se passe chez nous, d’être des chansonniers et de faire de la musique populaire, de la musique qui ne soit pas une fiction. On aime bien dire que l’on fait le son du film. 

C’est-à-dire ?

Tatou : Le film c’est la vie, ce que tu vois depuis chez toi. C’est notre ambition de faire la bande son du quartier. Il y a cette volonté qui est partagée par Moussu T & Leï Jovents, exactement la même chose. Il n’y a aucune contradiction à ce que les 2 ou les 3 existent ensemble, puisqu’il y a aussi Oaï Star et le Papet de leur côté.

Vous donnez l’impression d’avoir ça en commun avec Oaï Star, de vous exprimer différemment, mais aussi d’avoir cette envie d’alimenter la culture populaire, mais dans d’autres esthétiques ?

Tatou : C’est à la fois d’autres esthétiques, mais d’autres domaines aussi. Je pense que Oaï Star a été créé parce qu’il n’y avait pas le groupe de rock n’roll qui nous plaisait et je pense que quelque part Moussu T & Leï Jovents a été créé parce qu’il n’y avait pas le groupe de blues acoustique qui nous plaisait. Je dirai que c’est tout simplement occuper le terrain.

C’est un peu comme si vous boucliez une boucle dans les musiques alternatives.

Tatou : C’est de toute façon l’intérêt : évidemment ça ne pouvait pas d’être des Massillia bis. C’est donc logique d’être allé chercher dans des esthétiques différentes.

On se rencontre aujourd’hui, un 11 septembre. Qu’est-ce-que cette date vous inspire ?

Blu : On voulait jouer à Tourtour, mais on y joue que demain.

Tatou : C’est vrai. Demain on joue dans un endroit qui s’appelle Tourtour, et si on y avait joué ce soir, ça aurait été super ! L’année prochaine peut-être… Ça nous rappelle quelque chose de spécial, parce qu’il se trouve que le 11 septembre 2001 on était au Brésil avec Massillia. On a donc eu une vision totalement différente de celle que les gens ont eue ici.

Blu : Je pense que l’on a eu la vision tiers-mondiste.

Tatou : C’était un peu différent. On a vu des gens qui étaient… pas contents mais c’était le défoulement. C’est intéressant de voir, un autre point de vue, comment les choses quand tu te déplaces comment le même évènement est ressenti différemment.

Quel était l’état d’esprit au Brésil ?

Tatou : Moi j’ai vu le truc dans une galerie commerciale, on allait tirer de l’argent. Ça passait à la télé et au moment où l’avion rentre les gens s’exclamaient, mais pas d’une façon désespérée. Pas un truc  de revanche, mais quelque chose comme ça. Très spontané…

Et le 11 septembre 73, qu’est ce que ça vous évoque ?

Tatou : Il ne faut pas faire comme si l’histoire choisissait des dates plus importantes que d’autres… Le 11 septembre 73 je n’étais guère vieux et je m’en rappelle vachement bien. Après on ne peut pas mettre ces deux dates sur le même plan. La violence est une similitude. Le 11 septembre 73 est une répercussion du fait que le monde n’est pas juste, que ça crée forcément des conflits. Mais encore une fois, quand tu n’es pas au même endroit ça te débouche les yeux. On a tendance à se boucher les yeux ici. Ça ne touche pas, on le voit pas, on le sent pas. On ne sens pas le tension entre nous et les mecs qui crèvent la dalle. On le sait mais on n’en parle jamais. Ça n’est jamais le sujet de nos débats politiques. Jamais personne ne t’en parle, la dette. Si tu ne les découvres pas par toi-même, personne ne t’en parle jamais.

Complètement. Si la politique ne semble pas être primordiale dans l’écriture de vos morceaux, quels sont les thèmes qui vous inspirent le plus ?

Blu : Ce que Tatou t’a dit tout à l’heure. On essaie de faire de la musique… On ouvre la fenêtre et on regarde ce qui se passe en bas. Ça peut être un moment super triste, ou super joyeux, ou totalement commun.

Tatou : Je ne sais pas si dire que ce que l’on fait est une prise de position politique, mais considérer que ce que l’on voit de chez nous, c’est-à-dire les gens et le peuple a suffisamment d’importance pour que l’on puisse en faire des chansons, c’est une position politique. Essayer de renverser le mépris pour les classes populaires, et de renverser le mépris pour les langues de ces classes populaires comme chez nous le provençal. Par définition, je pense que quand on fait de la musique comme celle-là, Il y a un rapport avec Massillia, on ne manipule que des musiques qui soient des musiques populaires qui ne sont pas des musiques savantes. Aucunes. Et je pense que ces musiques-là contiennent leur propre discours politique, c’est-à-dire ce discours-là de renversement du mépris, que l’on retrouve dans toutes ces musique-là. Et ça c’est éminemment politique. Ça nous fait toujours bizarre. On a quand même l’impression de ne pas parler de rien. Même si tu ne parles pas de lutte, tu ne parles pas de rien, tu parles de l’Homme et des gens, et déjà ça c’est une posture politique.

Quels sont pour toi les ingrédients qui font une bonne chanson ?

Tatou : Une bonne chanson ? Que tu oublies que quelqu’un l’a écrite et que tu penses que c’est toi qui l’a écrite, que tu as toujours vécu avec, qu’elle a toujours été là et quelle répond pile poil à tes envies à tes préoccupations, qu’elle t’aide. Qu’elle soit fonctionnelle dans ta vie. Qu’elle te plaise à toi, mais qu’elle plaise à ta mère, à ta grand-mère, à tes enfants. C’est un bon critère

Blu : C’est pour ça que pour le moment on a pas trouvé la bonne chanson.

Tatou : On le sent quand il y a une récupération par les gens. Tu parlais politique, si par exemple une chanson de Moussu T dans une manif, je me dis que c’est une bonne chanson. Quand j’entends un mec en train de bosser qui sifflote A la Ciotat, je me dis A la Ciotat c’est une bonne chanson. Je pense que c’est ça le seul critère. Là tu l’encadres et tu te dis tiens là les deux vers que j’ai fait ils sont trop beaux.

Retires-tu un bénéfice moral d’alimenter ainsi la culture populaire ?

Tatou : Bien sûr ! Si tu ne retires pas ce bénéfice, tu ne les fais pas ces trucs !

Il faut côter en bourse la culture populaire comme ça tu feras plein de profit !

Tatou : Non, parce qu’après des mecs viendraient nous escroquer.

En quoi est-ce moderne et pas archaïque de défendre des valeurs traditionnelles qui sont propres au folklore ?

Tatou : Je ne défends pas de valeurs traditionnelles. 

Attention, je n’ai pas dit traditionaliste.

Tatou : Non, mais ce ne sont pas des valeurs traditionnelles. Je me sers de mon panier, de ma bibliothèque traditionnelle, qui est en fait la somme des recettes des aventures de toutes les générations d’avant. Une espèce de livre d’histoire réel et je me sers là-dedans comme si c’était une caisse à outils que m’avait léguée mon grand père, mais là-dedans il y a des trucs en bois dont je me sers jamais. Je ne me sers que des trucs qui m’intéressent pour réparer mon moteur maintenant. Le reste… ce n’est pas traditionnel, c’est même le contraire. C’est d’autant plus le contraire ici en France où le folklore a été éradiqué, donc si tu veux être folklorique tu es en invention. Ça n’existe plus donc il faut bien que tu inventes des choses donc c’est encore moins traditionnel.

Il y a un paradoxe…

Tatou :… ce n’est pas un paradoxe. Alors si on aime le reggae le rap et le rockn’roll c’est paradoxal puisque ce sont des musiques traditionnelles totalement liées à leur milieu, à leur univers et que nous considérons comme le summum de la modernité. On est en fait trompés par la pensée française centraliste qui est de dire que ce peuvent faire les ouvriers et les paysans n’est pas de l’art. Vous oubliez. il n’y a que les gars de Paris qui ont le droit de faire des trucs universels et d’importance. Donc ça nous masque les choses. c’est pour ça que l’on va chercher ailleurs. On ne trouve pas ici donc on va s’intéresser à des musiques à l’extérieur.

Pourquoi êtes-vous autant influencés par les années 20 et les années 30 ?

Blu : C’est ce qu’il te disait tout à l’heure, ça fait partie de la boîte à outils. On se rend compte que dans les années 20 à Marseille il s’est passé un tas de trucs qui pourraient être transposés aujourd’hui et qui fonctionneraient super bien. Et notamment au niveau musique. Quand arrive le jazz à Marseille. On appelle ça le jazz marseillais, toute l’opérette marseillaise de Scotto, voilà un truc de la boîte à outils que tu as envie de réutiliser. Prendre le mécanisme, mais pas spécialement de chanter ce qu’ils chantaient à cette époque. ce n’est pas un retour en arrière en se disant que c’était mieux avant. Tu prends le mécanisme de ce qu’il se faisait à l’époque, tu le démontes et avec les vers d’aujourd’hui et le moteur d’aujourd’hui, tu remontes ton mécano et tu en fais une machine de guerre.

Tatou : Après il se trouve que pour nous, quand le mouvement commence à Marseille avec Massillia ou Iam, on a un peu l’impression d’inventer un truc. On se dit « Marseille cosmopolite, c’est nous ! » c’est notre image de Marseilles. Et là d’un coup on tombe sur des mecs qui ont exactement la même image qui diffusent les mêmes choses 40 ans avant et bizarrement dans le même quartier. On est tombés par exemple sur un bouquin qui s’appelle Banjo, un livre d’un écrivain jamaïcain, et les similitudes commencent là. Cet écrivain s’appelait Claude Mac Kay. Il est très important dans la renaissance culturelle noire. C’est un personnage très important du début du XXème siècle. Ce type, qui est non seulement noir, est un radical qui connaissait toute l’extrême gauche de l’époque dans les années 20. Il a rencontré Trotsky. Et lui vient s’installer à Marseille où il passe un bon moment. Et là il écrit un bouquin sur les Noirs qui sont à Marseille, qui s’appelle donc Banjo. Ça se passe au Panier, le quartier où est né Massillia Sound System. Et si tu veux ce livre, qui est un super livre, parle à la fois, puisque le héros est un joueur de Banjo, il parle de la musique à Marseille, en 29. Et à ce moment-là tu te dis que c’est un hasard, que c’est un télescopage, de faire un groupe de reggae au quartier du Panier, et tu tombes quelques années plus tard sur un Jamaïcain qui est en train de te parler de blacks au Panier qui veulent monter un groupe de jazz. On est aussi tombés sur des photos, où on voyait des Noirs et des Blancs en train de jouer de la musique. Moussu T est aussi un peu ce qu’ils étaient en train de jouer. A un moment donné on a essayé presque d’inventer ce répertoire, ce qu’ils étaient en train de jouer.

Avez-vous pu entendre ce qu’ils jouaient ?

Tatou : Ils jouaient de la musique afro-américaine de l’époque, ils jouaient de la musique provençale… mais on a pas le résultat du mélange. De même que si l’on écoute l’opérette marseillaise par contre, si on la regarde avec ce regard-là on s’aperçoit qu’elle est truffée de jazz, de musique noire, de musique des Caraïbes, de musique nord-américaine. Marseille a accueilli le jazz, Paris aussi et partout en Europe à cette époque-là, mais Marseille l’a naturalisé. Ils en ont fait de la musique marseillaise : c’est devenu le [djasse]. L’orchestre qui accompagne les opérettes marseillaises s’appelle le Jazz marseillais.

Peux-tu nous parler un peu plus de Vincent Scotto ?

Tatou : C’était un compositeur de variété de l’époque, qui était Marseillais.

Qu’est-ce que la variété ?

Tatou : Et bien disons que c’est la chanson commerciale de l’époque.

La chanson commerciale des années 20 ?

Tatou : C’est ce qu’écoutaient nos grands-parents, ils étaient bombardée de chansons commerciales.

Mais dans les années 20 il n’y avait pas de supports, il n’y avait pas de business de la musique ?

Tatou : Mais bien sûr qu’il y avait un business, c’était pareil. Mais les gens chantaient dans la rue. Tu vendais tes partitions que l’on appelait des formats et c’était comme si tu vendais un disque, c’était pareil. Dès qu’il y a de la musique, il y a le business de la musique.

Marseille serait donc le creuset, au même titre que La Nouvelle Orléans par exemple,  de cultures…

Tatou : Ce n’est pas un hasard : Marseille est un port. Mc Kay est arrivé parce que juste avant la crise de 29, mais ça a changé après, tous les postes pénibles dans les bateaux américains étaient faits par des Noirs. Lui n’avait pas de pognon pour voyager donc il s’engageait sur des cargos et il est arrivé comme ça à Marseille. Il est resté quelque temps à Marseille, il est venu chez nous à La Ciotat et il s’est mis en ménage à 3 à Toulon. Il avait pas de chance : il était noir, communiste et bisexuel. C’est un mec extraordinaire ! Comme son roman Banjo est le plus beau qu’on ait lu sur Marseille, son roman Retour à Harlem est un truc extraordinaire, c’est le roman qui l’a fait connaître, son premier roman. Tu peux aussi lire sa vie, qui est démoniaque, dans Un sacré bout de chemin, c’est sa biographie.

Tes productions s’échelonnent quasiment au rythme d’une sortie annuelle. Qu’est-ce-qui favorise une telle productivité ?

Tatou : Oui, tous les 2 ans, le dvd ne compte pas.

Blu : Tu ne t’attends pas que l’on te dise que c’est économique quand même ?

Tatou : Si, c’est économique aussi !

Vous l’envisagez sous l’aspect que vous voulez mais je veux dire productif artistiquement.

Blu : On fait partie des groupes qui ne vendent pas assez de disques pour ne vivre que de ça en ne faisant un disque que tous les 5 ans. Deuxièmement les disques nous servent à vivre parce qu’ils nous permettent de jouer. Ce que l’on aime faire, et ce qui est notre métier, c’est de faire de la scène, et pas spécialement de produire. Quand tu n’as qu’un album tu peux jouer une heure, et tu as vite envie d’étoffer ton répertoire.

Tatou : C’est bien parce que ça nous met au travail.

Ne vaudrait-il pas mieux faire un album tous les 2 ans, mais qui soit le meilleur possible ?

Blu : Si toi tu penses que les albums ne sont pas bons… On est pas le public pour juger ce qui est bien ou pas. Ce que l’on sait c’est que quand on fait un album, c’est que l’on a des choses à dire. Donc nous quand on a fini un album on est contents et on a donné le meilleur de nous-même, et on pense qu’il est meilleur que celui d’avant. Voilà notre optique.

Tatou : C’est bien de travailler souvent ! C’est évident que si on te pousse au studio avec un revolver sur la tempe…. Mais ce n’est pas le cas. Ça nous met en péril, et c’est bien, de montrer chaque fois ce que tu as fait. C’est un peu comme des examens. 

Et il y a t-il un album dont vous êtes plus satisfait qu’un autre ?

Tatou : C’est impossible à dire ça.

Blu : Le prochain, c’est la bombe atomique.

Tatou : Il a raison ! Mais c’est dur parce que les morceau, on les joue continuellement sur scène. Ça veut dire qu’aucun morceau n’appartient au musée de Moussu T & Leï Jovents. 

Pour terminer, pourriez-vous nous donner des nouvelles de Dupain, que l’on avait eu le plaisir de rencontrer ?

Blu : Ils ont splitté, ça n’existe plus !

Tatou : Mais le chanteur, Sam a reformé un petit groupe, qui s’appelle le Trio Carpena, comme son nom.

Blu : Ça fait partie des gens qui jouent tout le temps. Il fait partie du métier, de la scène, il est là !

Vous êtes du même endroit ?

Blu : Non, Sam est de Port de Bouc. Mais ça fait partie de la grande banlieue marseillaise dont Marseille serait la grande capitale culturelle, donc forcément il y a des liens et avec Sam on fait donc un peu partie de la même ville.

Laisser un commentaire

Tendances