Revigorante, électrisante, la pétillante MIA déboule en trombe sur les platines. Inconnue jusqu’à présent, la jeune et charmante Sri-Lankaise explose les genres ! Elevée à Londres, cette fille d’un réfugié politique Tamoul, en délicatesse avec les autorités de Colombo, s’est aguerrie aux arts graphiques avant de se consacrer à sa musique. C’est pourtant bien cette dernière spécialité qui l’a révélée, notamment auprès de Peaches, qui l’éveilla aux joies de la groove-box (une MC 505), dont sont issus certains beats de cet album. Son premier album fusionnant allègrement garage, électro, hip-hop, ragga, c’est peut-être bien de la tessiture du son des machines employées que provient l’originalité musicale de ce disque. De par sa diversité dans les couleurs employées, il ressemble aux fresques colorées, chargées de symboles, que peint Mia. Arular, de par ses rythmiques souvent saccadées, évoque clairement le ragga. Les instrus moins spartiates et réellement originales s’émargent pourtant de ce style. MIA dépoussière donc les conventions en usage dans le dancehall et confirme notre regain d’intérêt pour la remuante scène anglaise. Avec cet album tout autant inspiré de l’allégresse caribéenne du festival de Notting Hill que de la personnalité de son auteur, MIA succède dans la hype à Dizzee Rascal et The Streets, précédant de quelques encablures Raw T. Et MIA, tu danses ? Même pas si c’est IAM qui te le demande ?





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