Pour aborder objectivement le dernier album de Meï Teï Shô, considérons d’emblée qu’il s’agit d’une des productions majeure de l’année 2004. Cette production s’inscrit en effet dans le cadre global, historique et géographique de la musique. Humblement, les Meï Teï Shô s’imposent là comme les vrais patrons du groove. Leur musique, dans la lignée de l’afro-beat nigérian, bénéficie des influences des différents musiciens. C’est ainsi que sur une rythmique jazzy, l’on a plaisir à retrouver le flow convaincu de Jean Gomis, toujours inspiré dans ses lyrics humanistes. Ajoutons aux grooves hypnotiques quelques mélodies oniriques, un saxophone alto, quelques parties scratchées pour l’aspect urbain ainsi qu’une légère touche électronique au niveau de la production, qui donnent à l’ensemble un cachet résolument contemporain. Il est difficile d’établir des préférences entre les 14 compos : Lô Bâ se parcourt dans son intégralité. Cet opus offre émotions et sensations, tout en suggérant une multitude de paysages sonores à l’auditeur imaginatif et empreint au dépaysement. Love is the answer…

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