Makasound offre une seconde vie discographique à des artistes mésestimés, Color Barier de Leroy Brown en est l’exemple. Le public ne s’y trompe pas, accueillant semble-t-il très favorablement cet opus surgi de l’oubli, où l’on retrouve quelques-uns des meilleurs titres inclus dans l’album original, complété de versions et de versions extended. Leroy Brown y applique à merveille les enseignements qui lui furent donnés par Alton Ellis, qui le prit sous son aile à ses débuts dans les 60’s. Enchaînant dans diverses formations tournées vers les harmonies vocales, tel que The Emotions, Leroy dut immigrer en 1971 au Canada. L’homme qui « ne chante que lorsqu’il a quelque chose à dire », dédia le titre de cet album à la victime d’un meurtre raciste qui se produisit devant ses yeux… Un esprit de justice et d’équité plane sur ses productions originellement autoproduites, où la voix gorgée de soul de Leroy Brown s’associe à un reggae-roots implacable, complexe et appliqué. Alors que King Tubby le mixa en premier, on ne s’étonne pas de retrouver accrédité Sly, Robbie, Leroy Sibbles, Vin Gordon, Augustus Pablo, parmi un véritable contingent des meilleurs musiciens de la fin des 70’s…






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