Avec son 4ème disque intitulé Decaphonik, K2R Riddim trouve naturellement sa place cette rubrique orienté vers les production jamaïcaines. La production s’impose d’elle-même, grâce à l’ancien clavier des Wailers, Tyrone Downie, qui est venu s’installer aux manettes du troisième album de K2 R. Il est flagrant que le groupe a bénéficié de la science des arrangements de ce musicien emblématique, qui tient le clavinet sur quelques titres. De plus, la cohésion du band s’est enrichie de trois années à sillonner les routes depuis leur précédent album. Les lyrics alternent avec bonheur, en général en anglais mais aussi en français pour des touches dancehall sur Clash d’infos, Paie moi patron ou encore Grand Mama. Le style de K2 R ne se contente pas que d’incursion ragga, puisque Décaphonic se montre en général simplement reggae alors que l’on devine aisément les facilités des musiciens à lâcher la bride en concert. C’est ainsi que Hatta Fata, le morceau d’intro résolument festif, précède un ‘reggae funky’ dont le titre résume l’ambiance. L’éventail des styles pratiqués varie avec la facilité et l’aisance dont font preuve les musiciens. Deux morceaux chantés par Dorothée sont de véritables enchantements, I’m a woman et la reprise de Burt Baccharah, Don’t make me over.






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