C’est pour quand le Dub de Caen ? Et bien c’est là, ici et maintenant, rubrique noïsy dub précisément… Les Guns of Brixton multiplient les clins d’oeil à la scène rock, tout en s’en démarquant farouchement : c’est bien de dub made in la France dont il s’agit-là. Darks et inspirés, les Guns of Brixton rappellent d’office les productions de Lab° ou d’Idem, avec dès le premier titre une authentique énergie, contenue dans un groove de basse soutenu et dans une guitare saturée. Les 8 titres de cet album s’enchaînent, déclinant posément des ambiances cold, peu en phase avec la moiteur des infrabasses yardies, si ce n’est sur Les mystères de l’Uranium à la gratte en contretemps. Dans un registre plutôt électro-rock, la technique des musiciens ne souffre d’aucune approximation, avec de bons samples vocaux ou orientaux (8 minutes au Tibet) dans la lignée, encore une fois, des formations de l’Ouest de l’hexagone. Prenons en exemple l’impeccable rythmique de Virus où une ligne de basse hypnotique se pose sur une partie de batterie d’obédience noïse, largement dans les meilleures du genre, quelque part entre Dubphonic et Near Death Expérience.

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