Dépositaire d’une classe certaine, Guillaume Briard aka « Stepper » incarne en France le reggae véritable. Saxophoniste de référence, ce Parisien d’origine s’est imposé en Jamaïque dans le cercle ultra fermé des musiciens de studio. Il a su gagner la confiance des plus grands chanteurs et il jouit désormais d’une réputation et d’une influence artistique sur de nombreux projets en cours. Il est impossible que vous ne l’ayiez pas entendu en concert où sa justesse et sa discrétion se mettent au service des plus grands interprètes yardis. Devenu un personnage essentiel, nombreux sont en effet les artistes à le solliciter pour leur tournée, et ce depuis une dizaine d’années. On compte parmi eux Horace Andy, Jah Mason ou Queen I-frica, mais c’est en devenant le saxophoniste attitré de Sly& Robbie que Stepper a obtenu la consécration « outernational ».
L’homme au feutre ska et au jersey NFL acceptait de répondre à nos questions au détour de la tournée qu’il effectuait avec Kiddus I et Omar Perry en novembre dernier.
Pourrais-tu tout d’abord nous donner l’explication de ton surnom ?
Et bien Stepper, c’est un surnom que Leroy Horsemouth Wallace m’a donné. En général, la plupart des Jamaïcains ont un surnom, et moi je suis plutôt bien tombé. Lui quand il était petit on l’appelait « bouche de cheval ». Moi je suis donc plutôt bien tombé avec « Celui qui avance ». C’est un surnom qui peut être donné à d’autres. En Jamaïque, c’est suivant tes particularités. Il y a un producteur connu qui s’appelle « Niney », parce qu’il lui manque un doigt. On si tu es peu enrobé ou un peu maigre tout de suite on va t’appeler Fatta ou Biggy. Pour Bitty Mac Lean, par exemple, et bien Bitty veut dire malingre. Ça peut être aussi suivant ton caractère.
Tu es de région parisienne ?
A la base oui, je suis de région parisienne.
Comment as-tu découvert le reggae, et quels furent tes premiers émois pour cette culture ?
Comme pas mal de mecs de ma génération, je suis arrivé dans le reggae par le revival ska et des groupes comme Les Clash qui reprenaient des standards, genre Police and Thieves, et puis avec tout le revival ska two tone.
Précisons que c’était donc au début des années 80 ?
Voilà, j’ai tout découvert quand j’étais minot, et puis quand j’étais ado. Et après je suis tombé par hasard sur les disques originaux, comme ceux des Skatalites. C’est ensuite que j’ai commencé a vraiment m’y intéresser, et presque de façon monomaniaque, en écoutant tous les vieux Studio One, toute la base du reggae des années 60 et 70.

Trouvais-tu les disques facilement dans les années 80 ?
J’avais pas mal de potes un peu plus âgés qui étaient des collectionneurs. On se faisait tourner des cassettes, et il y avait des sounds-systems sur Paris.
Quels sont tes disques préférés, tes classiques parmi les classiques ?
Ça ca va être dur. Il y en a tellement, mais je n’ai pas de disques cultes.
N’y en-a-t’il pas un que tu aimes écouter plus que tout ?
Il y en a plein maintenant avec les I-Pods, je dois avoir 10000 morceaux que je mets en lecture aléatoire, pour avoir le plaisir de réécouter un morceau que tu n’as pas entendu depuis longtemps. Mais les gros classiques de Studio One… je suis vraiment fan ! La période du milieu des années 60… Dans le roots avec des albums comme ceux des Abyssinians, des incontournables. Les Gladiators… J’aime toutes les périodes, écouter aussi du rocksteady d’Alton Ellis et puis du gros roots comme les Abyssinians c’est le must. Les productions de Sly & Robbie, les productions Volcano du début des années 80 avec le début du rub-a-dub, quand ils jouaient encore en live, c’est énorme aussi. Il y a des trucs magnifiques dans toutes les périodes !
Qu’as-tu ressenti la première fois que tu es allé en Jamaïque ?
C’était un peu un choc musical et culturel. C’est bateau de dire ça, mais là-bas la musique est absolument partout. Dans la rue, la moindre échoppe de barbier, il va mettre des enceintes dehors et te balancer du son.
Tant que ce n’est pas du sang que le barbier balance, ça va ?!
Oui, c’est plutôt amusant de voir ça, c’est vraiment culturel. Le reggae est un nom générique qui va du dancehall au ska. Eux appellent ça « reggae music » et il y en a absolument partout, dans n’importe quelle boutique, dans la rue quand tu te balades ça sort de n’importe quel café ! T’es vraiment baigné dans la musique. Ça c’est le choc musical et après il y a le choc culturel : il faut apprendre un peu à connaître leur façon de fonctionner. Au début, avec les habitudes qu’on a là, les façons de communiquer entre les gens est différente. Il faut s’y habituer. Au langage aussi, petit à petit après ça vient.
Quand y es-tu allé la première fois ?
La première fois que j’y suis allé c’était en 1996.
Et tu y vas régulièrement ?
Oui, j’y vais régulièrement. La première fois que j’y suis allé c’était avec Pierpoljak, pour faire l’album Kingston Karma. Je suis resté deux mois et j’ai rencontré pas mal de gens, comme j’ai bossé sur cet album-là et que j’ai fait pas mal de morceaux des mecs m’ont demandé de bosser avec eux et du coup j’y suis retourné assez fréquemment. Des mecs comme U-Roy, Horace Andy, Sly & Robbie pour différents projets sur lesquels j’ai bossé.
Cela a-t-il été facile pour toi de gagner la confiance de ces musiciens ?
Ça se fait petit à petit. Au début, tu ne communiques pas énormément. C’est moins expansif au début qu’avec des groupes français ou européens. Tu apprends à te connaître et chacun est un petit peu sur ses gardes. Quand je te parlais de choc culturel, et bien c’est moi qui ai tendance à être plutôt expansif et après au bout d’un moment avec l’habitude on finit par se connaître. Et puis il y a un bouche à oreille dans le milieu des musiciens. Des mecs vont t’appeler parce qu’ils ont entendu ce que tu as fait avec tel autre artiste, en te disant « Tiens c’était pas mal, tu ne me ferais pas un morceau ou deux… »
Tu as donc réussi à te faire un nom parmi les meilleurs musiciens jamaïcains ?
C’est aussi une question de chance… C’est une chance d’avoir été là au bon moment. A force de bosser en studio… je faisais venir des musiciens que j’aimais bien après de temps en temps on m’a demandé de bosser sur des tournées, comme avec Johnny Moore des Skatalites ou Scully. J’ai un peu tourné eux et on s’appelait Jamaïca All Stars. Avec Horsemouth, Leroy Horsemouth Wallace du film Rockers j’ai bossé avec lui et lui après m’a appelé pour bosser sur d’autres projets. Après j’ai aussi fait des sessions studios avec Sly & Robbie qui eux-même m’ont demandé après de remplacer Dean Fraser qui est le grand saxophoniste jamaïcain contemporain et ils m’ont proposé d’avoir le rôle du saxo, depuis 6-7 ans maintenant. Ça aussi c’est une bonne carte de visite qui permet de rencontrer beaucoup de gens. Donc c’est cool !
Mais quel est ton instrument de prédilection : les cuivres ?
Oui, la plupart du temps : à la base je joue du saxophone.
Tu es multi instrumentiste ?
Oui, en studio je fais pas mal d’instruments mais sur scène je fais surtout du saxo, des choeurs, des percussions…
Cela devait être pour toi une forme de consécration de jouer dans des sections de cuivre avec des musiciens comme Dizzy Moore ?
Oui carrément ! Ce sont des maîtres ! J’ai appris en écoutant leurs disques : je suis complètement autodidacte. Je me suis mis à jouer d’un instrument assez tard. Comme pas mal d’étudiants qui ont envie de former un groupe de copains.

Tu as vraiment appris en écoutant la musique jamaïcaine ?
Oui, et en jouant avec des groupes de copains, dans des groupes de caves. On était tous aussi mauvais les uns que les autres.
De cave, de sous-sol ?
Oui, c’est ça. -rires- Des groupes qui jouent dans des garages quoi ! Ceux qui continuent ce sont ceux qui ont la persévérance parce qu’on était tous aussi mauvais les uns que les autres mais à force de jouer nos trucs mauvais ensemble, à force de les ressasser tu apprends un peu à faire des choses !
Etait-ce une volonté de ta part de parvenir au statut qui est le tien aujourd’hui ou bien ce sont les circonstances qui ont fait que tu es devenu ce que tu es devenu, en apportant une véritable contribution à la musique jamaïcaine ?
J’étais bien fan mais après en jouant dans plein de petits groupes sur la région parisienne où je ne gagnais pas ma vie. Ça a duré pendant un moment et puis j’ai monté une salle de concert qui s’appelait Le Cadran Omnibus à Colombes, qui était une salle qui faisait partie de la Fédurock. On a fait venir beaucoup de groupes de la scène alternative, et de temps en temps j’allais aussi en Angleterre récupérer des musiciens, des gens qui étaient là-bas comme Rico Rodriguez. C’était une salle qui était assez connue, qui avait un nom. Ça se passait en 1991, avec une bande de potes. On avait un groupe qui s’appelait les Uluberlus et donc on avait fait ça tous ensemble.
Quels sont les artistes que tu respectes le plus ? Devant qui étais-tu comme un môme la première fois ?
Tous en fait… Quand on te dit que tu vas jouer avec Justin Hind, ou Johnny Dizzy Moore, ce sont des mecs qui ont carrément inventé le ska et le reggae ! Quand je joue avec Sly & Robbie, ce sont des mecs qui ont inventé un son… mais presque tous. Je suis aussi content de bosser avec Bitty Mc Lean par exemple. C’est un chanteur actuel qui a le même âge que moi à peu près. On aime bien les mêmes trucs. Mais avec n’importe qui : j’ai la chance de faire des trucs qui me plaisent et de pas avoir honte de jouer avec des artistes… Ça va du reggae roots, au ska, au dancehall. Je joue avec des artistes comme Jah Mason ou Chezidek, et c’est un son neuf. C’est marrant de faire ça aussi : un truc un peu dancehall, ça change aussi.
Parmi les artistes actuels, lesquels à ton avis sont représentatifs de l’état d’esprit du reggae-roots ?
Hélas, Alton Ellis nous a quittés il y a peu de temps… Là, on parlait de Bitty Mc Lean. Pour moi, comme artiste assez nouveau, il porte le flambeau de toute cette vague des années 60 avec notamment Alton Ellis ou Ken Boothe. Tous sont représentatifs de leur génération et en mélangeant ils s’influencent. C’est comme les artistes de chanson française qui ont écouté la variét’ des années 60 et 70, et ce n’est pas péjoratif.
Peux-tu nous relater quelque-uns de tes meilleurs souvenirs de musicien, que ce soit sur scène ou en studio ?
En fait, Dean Fraser est celui qui m’a fait enregistrer pour la première fois en Jamaïque. Je n’étais pas sensé venir jouer mais j’avais fait toutes les maquettes de l’album de Pierpoljak où j’avais fait des arrangements de cuivres. Ceux qui faisaient la section de cuivre étaient Dean Fraser, Nambo Robinson et Chico Chin et Ras Brass, des mecs qui ont tous enregistré dans les années 70 et 80 et pour moi ils étaient des icônes. Et Dean Fraser qui est un des musiciens qui a le plus enregistré en Jamaïque depuis 20 ou 30 ans a écouté ces arrangements, et a demandé à Clive Hunt qui les avait réalisés, en lui disant qu’il trouvait ça pas mal. Clive Hunt lui a répondu que c’était le petit français, là dans le coin.. Il m’a alors demandé de quoi je jouais, et je lui ai répondu que je jouais du saxophone. Il m’a demandé si j’avais mon saxophone avec moi pour aller jouer avec eux, et moi je ne voulais pas trop. Il me dit : « Je ne te demande pas si tu as envie, tu viens jouer avec nous ». C’est la première fois que j’ai enregistré dans un studio jamaïcain et c’est vraiment ça qui m’a mis le pied à l’étrier. Bon, je n’étais pas en terre inconnue vu que j’avais fait les arrangements mais là-bas ça va très vite tu ne fais pas 15 prises. Tu en fais une, deux au maximum. Donc j’ai joué avec eux dans la section de cuivre où nous étions quatre. Il y avait plein de monde, parce qu’il y a toujours plein de monde pendant les séances en Jamaïque. Là c’était à Tuff Gong, le studio emblématique de Bob Marley où il y a pas mal d’artistes qui viennent et donc c’est ça qui m’a ouvert les portes des studios. Les gens ont vu que je me débrouillais, mais là c’était facile pour moi vu que c’est moi qui avais fait les arrangements. Grâce à ça on m’appelait après pour faire d’autres séances avec d’autres gars, comme avec Sly & Robbie qui étaient dans le coin. C’est sans doute pour ça qu’il ont dû se souvenir de moi par la suite…

Sly Dunbar
Est-ce facile pour toi que la première prise soit la bonne ?
Sur ce coup là, j’étais terrorisé, je n’avais pas envie d’y aller. Dean Fraser ne m’a pas donné le choix. C’est un mec qui est vraiment très généreux, qui n’avait aucun intérêt à faire ça. Il avait dû voir que pour moi c’était important, que j’étais fan et il m’a donné ma chance, comme il l’a aussi donnée à pas mal de musiciens jamaïcains.
Comment expliques tu l’engouement pour le reggae en France et le fait que désormais pas mal de structures puissent s’y trouver, et que des artistes jamaïcains leur accordent leur confiance ?
Tu parles au niveau du business ? Il y énormément d’artistes roots qui sont très populaires en France et en Europe qui sont inconnus en Jamaïque. Si tu parles aux jeunes de 16 ou de 20 ans des Gladiators, ils savent à peine de qui il s’agit, alors qu’en France ou au Japon, ce sont des pays où on écoute de la musique d’antan. En Jamaïque ils sont plutôt dans l’instantané et dans ce qu’ils entendent à la radio. Mais il y a des artistes comme Burning Spear qui sont connus et respectés mais ils ne jouent quasiment jamais en Jamaïque, ou extrêmement rarement.
Y a t’ils des endroits en Jamaïque où des groupes peuvent se produire ?
Oui il y en a quelques-uns mais ça se trouve souvent dans des hôtels. Ou alors ils organisent des festivals. Ce sont des initiatives privées, comme les festivals que l’on connaît le Sting, le Rebel Salute.
T’est-il arrivé de jouer en live en Jamaïque ?
Oui, j’ai joué en live dans les studios de la radio qui est l’équivalent de France Inter. Il y avait du public.
Comment sont les ambiances : pas de coup de feu en l’air ?
Non, pas de coup de feu, les ambiances sont cools. C’est vrai qu’ils peuvent manifester leur enthousiasme ou leur énervement, il y en a pas mal qui en ont fait les frais avec des pluies de bouteilles et de canettes en verre avec l’artiste qui est obligé de quitter la scène un peu précipitamment…
Quel est ton opinion à propos du reggae français ?
C’est dur de répondre à ça de façon générale. Il y a un peu de tout. C’est comme dans le rock. Il y des bons groupes mais ce qui est bien c’est qu’il y a une dynamique avec des jeunes groupes qui se créent.
A ton avis, sont-ils crédibles aux yeux des musiciens jamaïcains ?
Évidemment ! Il y en a plein qui le sont ! Je fais pas mal de tournées en France avec des artistes ou des groupes jamaïcains, et il y a souvent des premières parties. En fait il ne faut pas avoir de complexes, ceux du non jamaïcain. Cette musique vient de là-bas donc c’est beaucoup plus facile pour eux vu qu’ils ont grandi dedans et que c’est leur héritage musical. C’est comme nous pour des chansons que l’on a entendues quand on était petit, sauf que eux entendaient du ska lorsqu’ils étaient gamins. Ce qui fait partie de leur héritage c’est toute la musique mainstream. Ils ont un avantage et c’est un truc naturel pour eux mais il y a tellement de musiciens français de talent qui sont fans que le niveau est excellent. Le seul truc c’est surtout au niveau des paroles et du chant qui peut de temps en temps moins bien passer. Mais il y a d’excellents musiciens et d’excellents groupes.
Penses-tu que les Français puissent être crédibles au niveau de leur engagement ? Leur message peut-il être porteur de sens ?
Oui, je pense.
Mais au niveau mystique, les productions yardies ne peuvent que nous toucher, alors qu’en France, la crédibilité peut être moins évidente selon ses interprètes ?
Moi je ne suis pas trop dans ce credo. Je respecte mais ça ne me parle pas trop, à plus forte raison quand c’est des textes en français. Après c’est une question de goût.

Mais pour toi, le groove est quand même universel. Ce n’est pas une question de latitude ?
Non mais après c’est une question d’acharnement. Il s’agit de le faire, de bien le faire, et quand tu le fais, de ne surtout pas lâcher l’affaire. Moi si je suis là c’est que je n’ai jamais lâché. J’ai plein de copains avec qui j’ai commencé à jouer, mais à force de bouffer du fer pendant des années, il y en a qui ont lâché l’histoire et qui ont pris un boulot. Moi ça a pris un peu de temps avant de commencer à gagner ma croûte avec ça. C’est une question de persévérance et de passion. C’est assez égoïste, c’est le truc que tu aimes le plus faire, alors tu essaies de ne faire que ça.
Et toi, ce mode de vie te convient-il, les tournées ne sont-elles pas trop harassantes ?
Non j’aime bien ! C’est parfois un peu fatigant mais pas tout le temps. Ce sont de bonnes expériences. J’ai la chance de pouvoir voyager, je vais assez souvent aux Etats-Unis faire des tournées avec Sly & Robbie. Récemment nous sommes allés au Japon et bientôt on repart en Australie et en Nouvelle Zélande. Ça m’a permis de voyager aux 4 coins du monde. C’est génial de rencontrer du monde. C’est parfois un peu fatigant mais je ne vais pas me plaindre.
Que te reste-t-il à accomplir pour être définitivement satisfait ?
Définitivement satisfait ? Je ne le serai jamais ! Être satisfait c’est un peu… On ne peut jamais être satisfait, on apprend toujours. Au contact de n’importe qui, comme avec de supers groupes comme avec Sly & Robbie. Même un jeune musicien qui commence va t’amener des trucs. Il n’y a pas de hiérarchie dans ce milieu. En tous cas moi je ne la ressens pas. Tu vois un groupe comme les Jamaïca All Stars il y avait Scully, qui est le premier musicien qui a enregistré en Jamaïque, dans les années 50 qui doit avoir 75 ans, et dans le même groupe il y avait des jeunes de 20 piges qui sortaient de l’Alpha Boys School. Et tout ça se mélangeait : on parlait le même langage, on riait des mêmes vannes, on buvait les mêmes coups.
Cela fait plusieurs fois que tu viens jouer en Auvergne. Comment trouves-tu cette région ?
Je venais souvent, je connais un peu plus le sud, à la limite Cantal et l’Aveyron. J’ai souvent passé mes vacances entre Aurillac et Rodez dans la vallée du Lot. Je suis venu plusieurs fois à la Coopérative de Mai, c’est une super salle, la première fois c’était avec Horace Andy.
En 2002 ?
En fait j’avais réalisé l’album Mek in bun, j’avais réalisé la plupart des morceaux. Je l’ai vu il y a deux jours à Paris, il est en tournée avec Massive Attack, il les accompagne dés qu’ils font une tournée. Il m’a appelé et je suis passé le voir, il est resté un jour ou deux.
Pour en revenir au concert de Clermont, il était accompagné par Winston Mac Anuff, à la guitare.
Oui, c’est comme ça que Winston a commencé en France. Il m’avait demandé s’il pouvait venir jouer sur la tournée et donc comme c’est un mec adorable… On constitue une petite famille. Depuis il a bossé avec plein de gens en France. Avec Bazbaz, avec Java. On a bossé ensemble sur l’album Paris Rockin avec Fixi de Java. C’était chouette.
Es-tu proche des gens de Makasound ?
Oui, très. Ce sont de bons copains. C’e sont eux qui sortent l’album d’Omar Perry. Là on fait celui de Kiddus I. Le dernier Green fa Live, il l’a fait à Yard, le prochain on l’a quasiment fini et il sortira au printemps pour ne pas qu’il soit trop proche de celui-là. Makasound c’est génial ce qu’ils font : c’est vraiment bien ! Il n’en reste pas beaucoup des labels comme ça, en plus c’est dur en ce moment. Un énorme coup de chapeau à eux, en plus ce sont des potes !
Rien que pour nous avoir fait redécouvrir Knowledge et plus récemment Merger…
Merger c’était un peu barré. Il était ambitieux leur projet !

Lee Scratch Perry















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