Comme une sorte de révélation, malgré les albums antérieurs, Groundation (littéralement Grounation : rassemblement de rastas méditatifs) délivre un message pacifique et serein. A l’image de leurs graphismes sobres et épurés, ces ricains-là pratiquent un roots-reggae limpide et cristallin, comme on en fait plus à Yard. Groundation incarne ainsi le renouveau du reggae-roots yankee, et ce depuis 1998. Ils ont déjà sorti auparavant 3 albums. Hebron Gate, le précédent, avait béneficié de la présence et de la caution artistique de Don Carlos, ex-membre éminent de Black Uhuru. Les instrus soutenues par le chant méditatif et profond de Harrisson Stafford révèlent un solide background jazz (comme en atteste le solo d’orgue sur Suffer the right), confirmé par leurs convaincantes prestations scéniques. Cerclée de mysticisme, leur musique dévoile les attraits du reggae roots : percu saillante et cuivre chaleureux sur Dem Rise ou partie dubbée tout au long de l’opus… Tonnerre, ça gronde à Sion !

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