Clairement, L’écoute de cet opus, au graphisme sobre et oriental relève de l’enchantement. Si, si, si ! Cosmopolite et urbaine, la musique d’Aïwa l’est assurément. En 18 morceaux, ce collectif de 7 musiciens initiés Wamid Al Wahab et Naufalle Al Wahab, deux frères d’origine irakienne nous expose leur conception de la musique orientale, revisitée par le prisme de la culture électronique (voir l’interview par ailleurs). C’est ainsi que s’enchevètrent le flow hip-hop de Naufale à la drumn’bass, le dub aux chants éthérés de Sèverine. Avec bonheur, la tradition vient cotoyer l’électro, sur un album qui rappelle par certains aspects Smadj, GnawaN’joum Expérience, Naab, Suv, U.Cef ou encore la frange electro-ethnique du dub français. Par le biais de cette production, sortit sur un label canadien, Aïwa révèle toutes ses qualités d’ouverture d‘esprit, en jouant une musique aux multiples facettes. Et même si l’apport des samples s’avère primordialle, la présence des musiciens, n’en est pas moins prépondérante. Avec énormément de maturité, Aiwa parvient à mélanger flutes et beats trip-hop, scratches et percus traditionelles, drumn’bass et chants mixtes en arabes et anglais, la dualité étant la norme sur ce disque… A l’aise sur tous les tempos, Aiwa peut s’enorgueillir de représenter les meilleurs aspects de la mondialisation!

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