« Désiste toi Margaret !… Ce slogan, tiré d’un morceau du groupe The beat est resté vain, puisque Margaret Thatcher, la Dame de Fer, a appliqué en Angleterre, pendant près de 12 ans, une implacable politique libérale. Avec une approche stricte et méticuleuse, Yasmine Carlet démontre le rapport de la culture populaire anglaise en opposition à la politique conservatrice de ses dirigeants dans les années 80. Elle s’applique à décrire l’esthétique, les composantes sociologiques des protagonistes de la contre-culture britannique de cette époque. Ses éclairages sont captivants, puisqu’elle revient sur des épisodes sacrés, tels l’influence qu’ont pu avoir les Clash sur leurs contemporains, le punk (ou les mods, d’une manière générale). L’Angleterre vécu en effet un foisonnement d’initiatives culturelles engagées : la collision entre le marasme de la fin des 70’s et le punk fut une source d’inspiration sans failles. Culture de masse et protestation s’allièrent même au sein du phénomène Red Wedge. Cette coalition d’artistes pop avait pour but d’influencer la jeunesse au cours de ses concerts, pour tenter de rallier des suffrages au parti travailliste. Yasmine Carlet décrit aussi les tenants et les aboutissants du charity business, qui vit le jour pour récolter des fonds contre la famine en Ethiopie entre 1983 et 1985. Elle traite par ailleurs de la censure en Grande Bretagne et constate le déclin de la contestation avec l’achèvement du siècle passée. Cet ouvrage, complet et succinct démontre par ailleurs les rouages du charity-business, qui vit le jour lors de la famine en Ethiopie dans les années 80.

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