No Government fut une des nombreuses parutions qui illustrèrent et accompagnèrent le rock alternatif, et le mouvement qui lui succéda dans les années 90 lorsque le rock français s’est retrouvé dans le désarroi de l’époque post Béru. Ce best of vient remémorer aux anciens combattants de cette glorieuse époque (comme à tout un chacun d’ailleurs) le foisonnement DIY des années 80, où l’engagement n’était pas un vain mot. Les groupes rencontrés au fil des circonstances et des péripéties d’Arnaud et de Juliette, ses rédacteurs, sont ici répertoriés en 150 pages denses. Noir et blanc, élaborée efficacement avec les moyens de l’époque (quand même pas si reculée), on retrouve dans ce Super No Government les meilleurs rubriques et chroniques de ce fanzine de Reims, qui a valeureusement façonné l’opinion de l’underground, à une époque où le rôle et l’activité des fanzines étaient prépondérants. Les chroniques de concert dantesques bousculent des interviews majeures de groupes prolixes (Turbo Negro, les Sheriff, Molodoï, Swingin’Utters…). Tous les composantes du rock alternatif se côtoient ici : ‘Le Silence de la rue’, un disquaire parisien, ‘Le sous-marin’, la salle de concerts de Vitrolles qui eut à subir l’arrivée aux affaires du MNR, ‘Combat rock’ le label punk lorrain, ‘Violence’, le fanzine stéphanois de Frank Freijnik… Ces quelques noms issus du très riche sommaire contribuent à évoquer l’âge d’or du rock-indé dont les structures perdurent pour certaines. Il est à noter que ce florilège a été publié en prélude au renouveau de No Government, puisque l’équipe rédactionnelle s’est lancé à nouveau dans l’aventure fanzinesque, reprenant d’ailleurs la numérotation là ou elle s’était éteinte.






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