Au contraire de nombreuses icônes rock, Lemmy Kilmister n’a pas grandi dans un environnement urbain. Abandonné par un père aumônier, sa mère l’a élevé dans la campagne galloise, où on lui a très tôt attribué son surnom. Il épanouit prématurément ses penchants anti-conformistes et voit naître attentivement le rock dans les années 50. Il se consacre alors à la pratique de la guitare, dès qu’il comprend l’attrait que peut exercer la six cordes sur la gente féminine. Réfractaire aux institutions, il évite de trop fréquenter l’école et l’usine, et il vit jusqu’à ses 23 ans en décidant de suivre l’appel du rockn’roll. Les années 60 en Angleterre sont alors pour lui une époque favorable aux expérimentations. Il zone beaucoup et joue de la guitare dans quelques groupes. Pendant un an, il officie même en tant que roadie de Jimi Hendrix tout en nourrissant une réelle ambition tant qu’à son avenir de musicien. Sexe à tout va et excés de drogues deviennent son mode de vie; Lemmy multiplie trips et conquêtes, alors que Londres vit l’âge d’or de la brit-pop. Aprés Rocking Vicars, c’est avec Hawkwind que Lemmy obtient une première consécration artistique. Cette expérience sera pour lui un vrai tremplin à la création de Motörhead, avec lesquels il obtient gloire et reconnaissance (du punk à Metallica, nombreux sont les groupes à revendiquer l’influence de Lemmy). Via les hit-parades, Motörhead s’impose dans le business et enchaîne les concerts de part et d’autre de l’Atantique. C’est ainsi que Lemmy atteint vaillamment le 21ème siècle : avec une solide discographie doublée d’une expérience de la vie hors du commun. Son habitat s’est naturellement déplacé sur la route, ce qui lui permet d’avoir un recul sur les pays et les sociétés qu’il traverse. Cette biographie, rédigée sur un mode oral, regorge d’anecdotes désopilantes sur le monde de la musique et de ses à côtés. Il en ressort un personnage hors du commun, une espèce de super-héros du rockn’roll, auquel on ne peut que s’attacher, ne serait-ce que pour son sens de l’humour. Par ailleurs, Lemmy demeure une curiosité pour la médecine après autant d’excès, car même s’il a très tôt proscrit l’héroïne : son métabolisme a laissé pantois les différentes générations de praticiens qui l’ont ausculté… Cet ouvrage, certes ultra approximatif dans les traductions vient se situer allègrement entre la bio de Dee Dee Ramone et le Las Vegas Parano d’Hunter S.Thompson. Truculent, mais pas nécessairement une référence littéraire !






Laisser un commentaire