DeeDee Ramone est mort le 5 juin 2002 et cette biographie, traduit avec justesse par Virginie Despentes, relève en quelque sorte de l’hommage posthume. Naturellement, cette autobiographie se lit dans l’urgence, comme on écoute la musique binaire et sans fioritures des Ramones. Ayant grandit en Allemagne, où son père était militaire, DeeDee a été balloté de ville en ville, dans l’Europe américanisée par le plan Marshall. Anticonformiste, il découvre très tôt le rock et la ses aléas psychotropes. Et c’est ainsi qu’il fonde son groupe, dans le New York fasciné par les excentricités des Dolls et les déluges soniques des Stooges et d’Iggy Pop. Cela s’entend, c’est dans l’effervescence punk que DeeDee s’épanouit artistiquement. Des lors, il allie attitude autodestructrice et technique musicale rudimentaire, et en tire le meilleur parti. Le succès vient vite, dans l’insouciance du lendemain et DeeDee enchaîne les ‘tubes’ pour son groupe, qui malgré son manque de reconnaissance, vit de son inspiration. Personnage attachant, ile relate ses pérégrinations avec humour, même si la véracité de certaines anecdotes restent à démontrer. Par le prisme de cette gloire de la contre-culture, on traverse près de 5 décennies d’abus en tous genres, d’émotions fortes et de désillusions.

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