Attachée de presse à Trashmusic, filiale française d’une major fictive de l’industrie du disque, Julie Campon élabore les stratégies marketing des produits qu’elle a en charge. Aussi à l’aise avec des rappeurs, des stars de variété, ou le dernier boys-band, elle est un des meilleurs éléments de sa maison de disque, pour laquelle elle se dévoue corps et âme. Par ailleurs ses relations avec son fils et son mari se crispent. Ancienne salariée d’une grande maison de disque internationale, Corinne Rousset décrit dans son premier roman les dessous de l’industrie musicale, avec force détails : « le marketing agressif sur des cibles molles et décervelées », la main mise sur des radios, sur la création…On imagine la réaction des personnages brocardés dans le roman, car Pascal Nègre et autre Max Guazzini en prennent pour leur grade. Mais ce roman recèle d’un paradoxe : Corinne Rousset dénonce les pratiques du système marketing, l’auteur s’est néanmoins plié à la sacro-sainte promo de son ouvrage, en adoptant les méthodes qu’elle met pourtant à l’index.






Laisser un commentaire