Premier véritable phénomène de contestation de masse, le mouvement « hip » s’est développé avec l’influence et la caution intellectuelle d’écrivains de la Beat Generation comme Jack Kerouac, Allen Ginsberg ou William Burroughs. Dès les années 50, une partie marginale mais de plus en plus croissante de la jeunesse rejette les valeurs de la société de consommation et de l’ordre moral de cette époque. Ce phénomène, haut en couleurs et en clichés, s’est cristallisé en Californie avant de devenir un phénomène de société planétaire. La période 1965-1675 a servi la pop musique, grâce notamment aux rassemblements estivaux de Monterey et de Woodstock aux USA, qui contribuèrent à l’élaboration d’une ‘mythologie’ (et de pas mal de musiques de pubs des années 80 !). Des rapprochements culturels entre des artistes de différentes disciplines ont été effectués. Les hippies ont surtout démontrés, pacifiquement, le pouvoir de l’influence de la jeunesse sur les sociétés occidentales.

Cet ouvrage aborde ainsi les multiples caractéristiques du mouvement : sociologiques, artistiques, géographiques et constitue ainsi une référence pour l’approche de l’étude du mouvement qui a ‘démocratisé’ la contre-culture en Europe. Cinéma, mode vestimentaire, littérature, fanzines furent ainsi marqués du sceau du “Peace and Love”, avant le rejet effectué par les punks, puis la synthèse de ces deux mouvements majeurs par le mouvement free-party. Deux éditions sont disponibles : l’une richement illustrée, aux Editions du Lézard et l’autre qui ne contient que les textes, chez 10-18.

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