“Iggy rêve d’un son quasi industriel, à l’image de Détroit. Il pense une transe, imagine l’orgasme musical dans la répétition et la simplicité. Le concept des Stooges prend lentement forme dans son esprit envapé”… et le succès est fulgurant. Entre 1969 et 1970, un fils white trash de Détroit amène une bande de zonards au firmament de l’Histoire du rock. The Stooges et Fun House, albums mythiques, sont le ciment de la réputation de l’Iguane. Son renom devient transatlantique, jusqu’à un fabuleux concert londonien, qui devait sceller le destin du punk…en 1972 ! Aussi rapide sera la déchéance que ne fut fulgurante l’ascension de ces 4 gamins de Détroit. Les Stooges explosent et Iggy Pop se retrouve le nez dans les caniveaux californiens. Le salut vient alors de son ami intime David Bowie, qui lui remet le pied à l’étrier, en 1976, à Berlin. Ce cycle, Iggy Pop va l’endurer toute sa vie : des périodes où rédemption artistique succède à d’autres de dépression, où il tombe alors, parfois contractuellement, dans la facilité musicale. Mais dés qu’il se trouve dos au mur, Iggy sort ses tripes et sait produire des morceaux, des albums, qui peuvent se révéler des précurseurs de styles ou de mouvances en devenir : n’a t-il pas été, bien avant l’heure, une icône punk, ou celui de la génération Trainspotting ?

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